Ça m’énerve quand aujourd’hui, où que j’aille, j’entends dire qu’on perd en sociabilité. Qu’on ne lève plus les yeux pour dire bonjour. Qu’on ne fait plus attention au monde qui nous entoure.

À qui la faute à ton avis ?

C’est la faute aux technologies, omniprésentes, soi-disant. Je te rassure, les smartphones ne sont pas en train de nous détruire. Ils ne minimisent pas nos interactions.

Faisons le contraste avec les années 40 lorsque tout cela n’existait pas encore. Certains prétendent que les interactions sociales étaient plus importantes, meilleures.

Ça me fait rire !

Je vais te montrer comment moi je vois les choses. Nous, nous ne changeons pas. Les technologies, elles changent… constamment.

Personne ne change.

Voici une photo prise par Stanley Kubrick en 1946. Observez-la quelques instants :

Bien que l’endroit soit apparemment assez étroit, que beaucoup de personnes s’y trouvent, il n’y a aucune discussion. Chacun garde la tête baissée sur son journal, sans prêter attention aux autres.

Et nous pourrions retrouver de nos jours la même image avec des smartphones et iPad à la place des journaux.

Finalement, la seule différence serait entre les mains des gens. Il n’y a pas de différence dans la sociabilité.

Bonjour Monsieur ! Bonjour Madame !

Je te fais le pari que dans la rue, tu ne salues pas non plus les autres personnes avec un grand sourire juste parce qu’aucun écran ne vient t’en empêcher ! Car c’est dans notre façon d’être de ne pas s’ouvrir instinctivement aux premiers inconnus que l’on rencontre.

Regarde autour de toi la prochaine fois que tu iras marcher dans la rue et pose-toi la question : est-ce que les gens qui ne se disent pas bonjour ont tous un portable dans les mains ? Est-ce que les personnes sans portables sont toutes ouvertes et souriantes ?

La réponse est assez claire, nous n’avons pas changé, seulement les technologies. Mais aujourd’hui des personnes qui refusent et n’aiment pas ce changement continuent de le critiquer.

Souvent avec des arguments qui ne tiennent pas forcément la route.

La faute aux écrans ? Je n’y crois pas.

Revenons à notre image, tu pourrais dire que ces personnes ne se connaissent pas. Dire qu’en famille ou avec des amis, il n’y avait pas les technologies pour limiter le dialogue. Mais à l’époque, combien d’amis avais-tu ? Une dizaine peut-être ? Et combien de fois t’est-il arrivé d’être envoyé jouer dehors et que tu te retrouvais seul à ne rien faire ? Et non, tes amis n’étaient pas toujours là.

Alors est-ce vraiment le fait d’avoir un portable qui pose problème dans ce genre de situation ? Est-ce que sans utiliser les technologies nous sommes plus ouverts à des interactions sociales ?

Même lorsque tu es avec des amis ou en famille, rien n’empêche quelqu’un de sortir son journal, de fumer dans son coin, de simplement vouloir être tranquille… aujourd’hui, si tu veux une interaction sociale, demandes la, fais-le!

Ce n’est pas la technologie qui peut l’en empêcher, seulement l’utilisation que tu en as. Car qu’il s’agisse d’un journal papier ou d’un portable, se mettre dans son coin et lire à le même effet : on s’isole et on ne participe pas aux discussions.

Car c’est comme ça que l’Homme est, et quelle que soit l’époque il y a eu et il y aura toujours des activités à faire seul, d’autres à faire en groupe. Si tu veux que des liens sociaux se créent, libre à toi de participer, de t’ouvrir !

Alors est-ce vraiment nécessaire d’empêcher les enfants d’utiliser les technologies ? Évidemment, il faut limiter pour empêcher que cela devienne une addiction. Mais il faut aussi accepter que, de nos jours, cela fasse partie du quotidien.

Technologies saines et esprit sain.

Il faut se rendre compte qu’aujourd’hui plus qu’avant les gens en général sont placés dans des environnements les plus sains possibles. Les enfants plus encore.

À commencer par l’alimentation par exemple, avec toutes ces modes sur le bio. Sans parler des aliments nouveaux ! Aujourd’hui on peut manger des chips de chou ! Tu vois tes grand-parents ou tes parents dirent qu’à l’époque les chips de chou étaient meilleures qu’aujourd’hui ? Moi non !

Sans compter que les professionnels de la santé encouragent au sport, des aides sont données, on recommande des visites régulières chez le médecin… bref, nous vivons dans une société qui est dans une optique de faire attention à son mode de vie. Il y a cette envie « d’un esprit sain dans un corps sain ».

Les technologies, bien utilisées, sont une façon de partager tout cela, de se renseigner mieux, et même de se divertir. Un moyen de continuer à vivre finalement, simplement avec d’autres moyens.

Et là est tout le changement provoqué par les technologies : nous vivons plus vite, dans un monde d’apparence devenu plus vaste et important.

Aurais-tu parié à l’époque que tu pourrais voir, entendre, apprendre autant en quelques clics seulement ? Car les technologies le permettent ! Combien de liens professionnels ou amicaux se tissent, combien d’informations sont partagées simplement grâce aux technologies ?

Je suis émerveillé par toutes ces technologies qui me permettent de me rapprocher de la meilleure façon de moi-même ! Aujourd’hui, qu’il s’agisse des moyens de transport, du partage d’informations, de communication… tout va plus vite. Et tout continuera d’aller plus vite.

Je pense qu’empêcher nos enfants d’utiliser les technologies n’est pas la solution, au contraire !

Il faut les encourager à l’utiliser. Personnellement, je cherche à faire en sorte que mes enfants aient toutes les chances de leur côté, qu’ils participent aux changements à venir. Et tu devrais faire pareil.

Aujourd’hui on crée des enfants passionnés par leurs centres d’intérêt et leur curiosité.

– FIN –

Merci infiniment de ton attention 🙂

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D’après une idée de Helder Rubio et rédigé par Gwenn Quelo.

Helder Rubio

Papa, mari et entrepreneur je suis l’ainé d’une fratrie de 2 et fils de parents eux aussi entrepreneurs. Globetrotteur invétéré, polyglotte et économiste de formation, j’ai endossé pendant 6 ans les rôles de trader de matière premières et de directeur import-export PGC en Europe et en Afrique, suivi par 3 ans en tant que professeur indépendant de mathématiques et d’économie dans le Morbihan.

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